13 : le début de… 何か?

By: csantibanez

sept 29 2009

Catégorie: Uncategorized

11 Commentaires

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Camera:Canon EOS 450D

Le chiffre 13 est un beau chiffre. Wikipédia nous dirait en toute rationnalité que 13 “est l’entier naturel qui suit 12 et qui précède 14″. Un superstitieux dirait que c’est la marque du malheur – mais, ne l’oubliez jamais, être superstitieux porte malheur.

Trêve de plaisanteries, 13 ? Oui, 13. Cela fait 13 jours que je suis arrivé à Tokyo et il est temps de partager ce premier bout de chemin parcouru.

First things first : un blog ?

Oui, un blog.

Un blog pour raconter ce lapsus d’une année au pays du soleil levant. Un lapsus dont j’aimerais profiter au maximum et que j’aimerais avant tout partager avec mes proches et pourquoi pas avec ces quelques lecteurs curieux qui cherchent à connaître le point de vue d’un étudiant sur le Japon. Ou tout simplement à s’évader. Ou juste à perdre du temps. Ou… Peu importe :)

Le format actuel n’est pas définitif. Passionné de photo, je voudrais partager ces quelques clichés de sushi et de takoyaki dans lesquels se cache un concentré des émotions ressenties au cours de mes aventures. Je vais donc chercher comment mieux les mettre en valeur – et le blog devrait évoluer. Affaire à suivre !

Au pays des otaku

Un otaku, 何ですか?(lisez : “nanne desse ka”, comprenez : “qu’est-ce que c’est ?”)

Au sens large, c’est quelqu’un de passionné, de manière quasi-maladive (maladive tout court ?). Dans son acception courante, cela désigne un accro des jeux vidéos : c’est donc bien un mot japonais – merci Nintendo, Sony, Konami.

Avant de m’installer dans cette belle chambre en campus universitaire depuis laquelle j’écris, j’ai vécu chez des amis, à 10 minutes à pied de Akihabara, aussi appelé “village électronique” : des panneaux flashy, des boutiques d’électronique, d’immenses salles de jeux vidéo. Le paradis de tout otaku, dont l’apogée s’appelle “Tokyo Game Show”, une fois par an.

Non, je n’en suis pas un. Donc non, ce n’était pas le paradis. Je suis même allé au TGS pour confirmer.

Nuançons le propos néanmoins, en ajoutant que j’ai toujours apprécié les jeux de console. L’occasion idéale, donc, pour laisser s’exprimer l’enfant qui est en moi, cet enfant à qui l’on interdisait la console pendant plus de 30 min/jour lorsqu’il avait 7 ans et des dents de lait. Première expérience dans un nuage de super-combos et de coups spéciaux, d’effets spéciaux et… De figurines !

J’ai appris – merci au voisin des amis m’ayant hébergé – que tout otaku qui se respecte dépense son argent en figurines. Pas les figurines articulées en plastoc’ bidon, non, non. Des figurines des belles héroïnes d’animes et mangas, voire des personnages les plus connus de sexe masculin, mais pas trop d’hommes quand même – “chuis otak’ mais pas homo”, merci pour la précision, voisin.

Entre une soirée jeux vidéo – le voisin a 6 consoles chez lui – et les premières beuveries en boîte – il faut bien laisser parler aussi le jeune qui est en moi – j’ai donc appris que je ne suis pas un otaku, qu’aucun de mes amis n’est un geek, contrairement à ce qu’ils pensent, et qu’au Japon, lorsqu’on aime quelque chose, on l’aime à fond.

Ah ! Et j’ai aussi appris que pour payer moins cher le métro à Tokyo, on peut acheter des tickets “こども” (enfant) sur toutes les lignes de métro, sauf les lignes JR.

バカ外人だね!!

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